la pratique de l’assise

zazen : la pratique de l’assise

Mais voyons maintenant ce que signifie « la pratique de l’assise ». Il s’agit d’apprendre premièrement à se tenir correctement en position assise, deuxièmement à conserver cette position en tout lieu et à tout moment, et enfin à pratiquer l’assise comme exercitium.

S’il est assis correctement l’homme se tient droit et est « ancré » dans le Hara. L’assise correcte n’est pas liée à des positions bien déterminées et encore moins à la nécessité d’adopter la position du lotus, comme certains le pensent. Une seule chose est importante : les genoux doivent être situés plus bas que l’os iliaque. S’ils sont placés trop haut, la force du centre vital ne pourra pas pénétrer suffisamment dans le bassin. Oreille, épaule et os iliaque doivent être dans le prolongement les uns des autres, de façon à former une verticale. Etant donné que l’homme est en général très éloigné de cette position optimale, il est recommandé au débutant de chercher à l’atteindre en exagérant, c’est à dire en cambrant artificiellement la taille pour un moment. Il peut ainsi faire l’expérience de sa véritable hauteur, qu’il devra essayer de garder.

Il lui faut ensuite « se lâcher » un peu au niveau des reins, puis, pour rester dans la verticale, osciller légèrement de part et d’autre de cette dernière. Mais cela ne suffit pas encore pour qu’il soit bien centré. Pour placer correctement son centre de gravité, il devra élargir son bassin et lui donner du poids sans pour autant se relâcher et quitter la verticale. L’assise correcte, tout comme la station debout correcte, dépend de l’existence d’un centre de gravité bien situé et ce dernier est, là encore, situé dans le bas-ventre. Il s’agit donc de libérer le bas-ventre et d’y mettre un peu de force. Le haut du corps est alors allégé, c’est à dire que l’ on se sent plus léger et libre « en haut », mais en même temps on a l’impression agréable d’être plus lourd, plus large et plus enraciné au niveau du tronc et solidement ancré dans tout le bassin.

Les épaules doivent être détendues, les bras « se faire lourds » et, dans le bas-ventre, qui doit jouer librement, il faudra conserver une légère tension qui donnera à toute la région du tronc une certaine force et fera naître une chaleur croissante dans l’ensemble du corps. Plus nettement encore que dans la station debout, l’homme peut sentir comment, peu à peu, sa personne « croît », se développant à partir du centre « juste » qui le soutient et élimine les tensions, et comment il est mis et maintenu en « forme » à partir de ce centre, sans qu’intervienne la volonté. Il n’est pas fixé de façon rigide à ce centre, mais oscille légèrement et continuellement autour d’un point central mystérieux.

La verticale ainsi obtenue ne rappelle pas le bâton enfoncé dans le sol, mais plutôt le brin d’herbe qui vibre autour d’un axe secret alors qu’il n’y pas le moindre souffle d’air. Cette vie secrète que l’on peut sentir à tout moment en position assise constitue, dans la pratique de l’assise, un critère extrêmement précis. Pour s’exercer à la position juste, il est un moyen simple : osciller de part et d’autre de la verticale afin de s’aligner sur le centre « juste ».

(Extraits de « HARA. Centre Vital de l’Homme » de K.G. DÜRCKHEIM)

 

© Groupe de Méditation Zen de Marseille



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