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Archives pour octobre 2009

Mondo – 5

Des commentaires ont été donnés sur un site bouddhique http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article9518 sur les diverses idées reçues que je vais énumérer. Quels commentaires faites-vous ?

Bouddha est Dieu

La réponse trop célèbre du zen est de tuer le Bouddha si on le rencontre.

Cela devient une boutade facile !

En réalité, si tu rencontres le Bouddha, c’est lui qui t’a tué !

Le bouddhisme est nihiliste

Le mot japonais pour nirvâna est nehan… Voilà qui est amusant ! De là à en tirer des conclusions … !

Le bouddhisme, panacée de tous nos problèmes

Le zen a le goût du thé.., dit-on,…Aimez-vous le thé ?

Certains ne l’aiment pas !

Opposition Nirvana – Samsâra

Ton cœur s’ouvre-t-il au chant de l’oiseau ?

Réincarnation

Eh bien, voilà, ce n’est pas un enseignement du Bouddha … (sic)

Dalaï-Lama, Dieu vivant du Tibet

Le Dalaï-Lama n’est pas un dieu. Il est d’une part le chef temporel du Tibet – cette position a été acquise par le Vème Dalaï-Lama en 1642 -, d’autre part, il est considéré comme l’émanation du bodhisattva de la compassion. (re-sic)

C’est ce que dit ce site, n’est-ce pas ? Ca ne vous suffit pas ?

Au Japon, la compassion est une femme avec une robe blanche …on l’appelle Kannon ! » … (rires)

La méditation est un repli sur soi / La spiritualité est un refus de la vie

Dès qu’ils se jettent à l’eau, ils se noient en criant au secours !

Où voyez-vous un refus de la vie ?

Pratiquer, c’est méditer

Pratiquer, c’est être, et surtout ne rien appliquer … de factice sur la réalité.

Le bouddhisme est une religion / le bouddhisme est une philosophie

Avoir foi dans le bonheur, c’est bien, mais c’est déjà poser des critères, non … ?

Le karma, c’est la fatalité

Toute causalité emprisonne.

Les moines, les gens qui portent une robe sont les membres d’une secte

Vous avez visité l’Ecosse ? (rires)

Lama tibétain peut tout faire !

et sans serviteur … ? (rires)

Dans le bouddhisme, il n’y a pas de bien et de mal

Il n’y a pas d’à priori. Pourtant une intuition profonde éclaire sur la nature des choses.

Mondo – 4

Que penser de la réincarnation ? 

Le zen imposerait-il de penser quelque chose ? C’est l’inévitable piège de « Etre Zen » …

 Comme s’il y avait un modèle ! Le disciple du zen apprend à être libre pour reconsidérer toutes ses « croyances ». A-t-il besoin de croyances ? Le Bouddha n’a jamais discuté de métaphysique, même si ses successeurs l’ont fait, parfois …

Toute croyance, et même toute connaissance scientifique, s’inscrit dans un cadre culturel bien déterminé qui convient à une époque considérée ou à des types d’individus.

Quelle est votre vérité propre, celle que vous portez au fond de votre Etre ?

« Soyez Un avec votre Etre Originel et toutes vos questions recevront leur justes réponses ».

Mondo – 3

Les enfants peuvent-ils pratiquer cette méditation ? 

Le bouddhisme en tant que tel est accessible aux enfants. L’histoire de Sakyamuni a fait l’objet de nombreuses bandes dessinées. L’histoire du zen a également été racontée de cette manière.  

Mais, pour ce qui est de la pratique réelle, la réponse est négative. Catégoriquement !

En effet, la voie du zen demande un engagement d’adulte. Ce n’est pas un passe-temps ou un divertissement. Comme le disaient les Anciens, c’est une question de vie ou de mort ! Rien de moins !

Imaginez-vous le Maître dire à un enfant : « Ici, c’est comme entrer dans son propre cercueil ! »… Il faut rester sérieux, n’est-ce pas ?

Voyons ! Je ne tiens pas une garderie !

 

Mondo_2

La Posture

Q : Pourquoi le zen insiste-il autant sur la posture ? Cela semble différent dans d’autres écoles bouddhistes…

R : Oui, le zen, surtout dans sa forme sôtô, insiste sur la bonne posture de méditation. Beaucoup d’écoles bouddhistes se consacrent d’avantage à l’étude de la philosophie ; la méditation vient après ou en parallèle. Le zen est un voie rapide, sensée déclencher l’Eveil en une seule vie, contrairement aux autres branches qui s’inscrivent dans la durée des vies successives.

La posture est donc le fondement de cette voie expresse. L’esprit du zen peut s’exprimer, traditionnellement, debout, assis ou couché. Mais il faut être réellement expérimenté pour pratiquer correctement dans l’action (debout) ou pour ne pas sombrer dans l’inertie (couché). L’assise est un moyen terme qui, tout en maintenant une certaine tension active, permet l’arrêt momentané de facteurs potentiellement perturbants.

« Elle permet un rassemblement des énergies autour du hara, le centre vital, ainsi qu’une attitude alliant solidité et détente. »

La stabilité sans contraction ni relâchement est possible simplement en posant, dans la position du tailleur, les deux genoux au sol. Ce n’est pas toujours facile pour des occidentaux, mais avec de la patience et du temps, les chevilles, les hanches et les genoux s’assouplissent. Il n’est pas nécessaire de parvenir à la fameuse posture du lotus, ni même du demi-lotus. Cette posture de base est parfois appelée « posture birmane ». Le tout est de ne pas vouloir aller trop vite, de ne pas forcer, de ne pas se faire mal. Ce serait de la sottise! Volonté et patience sont nécessaires dans la pratique, même si l’idée d’un but ne doit pas l’initier.

Mondo_1

Au fond …

Q : Quel est le point fondamental ? Que dois-je retenir ?

- R : Il n’y a justement rien à retenir. Ce qui reste lorsqu’on a tout perdu, dans le zen, c’est la posture. Non une connaissance intellectuelle ou pseudo-spirituelle.

- Q : Il faut arrêter toute activité intellectuelle ? Ne plus penser ? Ne serait-ce pas la mort de l’esprit ?!

R : Justement l’intellect n’est pas l’esprit. Le mental n’est qu’un instrument. Indispensable, bien sûr, et qu’on ne doit pas abandonner. Mais il doit être considéré à sa juste mesure. Le mental est un élément anecdotique par rapport à la totalité de l’Etre. Seul l’Occident lui a donné cette place abusive. Cela influe d’ailleurs, malheureusement, sur les cultures qui laissaient autrefois plus de place à l’imaginaire, au(x) rêve(s), à la sensibilité et surtout à l’intuition. 

Votre question souligne bien un grand paradoxe: comment ne plus penser si l’on pense à ne plus penser ? Le zen appelle cela un kôan, une énigme impossible que seule la pratique méditative bien menée peut dépasser.

- Q : Cela va-t-il me donner une réponse à la question : »Qui suis-je » ?

- R : Cela est hors sujet. En premier lieu, soyez !



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